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Jumi

BIOGRAPHIE

Jumi BAE est née à Dai-Jeun, Corée du Sud. Après des études de littérature à la Sorbonne, elle découvre la photographie. Elle part alors pour New York où elle obtient le diplôme de Parsons School of Design.

Finaliste du Trophée Lancôme pour la Photographie en 1993 sur le thème « Corps de femme », elle a participé, depuis 1993, à 26 expositions, tant collectives qu’individuelles, à Paris, Nançay, New York et en Corée.

En 1997 elle a publié « Busan, ville ouverte », livre de photographie sur la deuxième ville de Corée du Sud. En 2005, elle réalise un livre d’artiste qui regroupe ses séries « Signes d’arbres » et « Orées ».

Jumi BAE est artiste permanente de la Galerie Capazza (http://www.galerie-capazza.com) depuis 2004. Elle vit et travaille actuellement à Paris.



EXPOSITIONS

INDIVIDUELLES

• Veuve Clicquot Ponsardin, Reims, 2004
• Centre Culturel Coréen, Paris, 2003
• Collecties.com, 2001
• Atelier Jean-Pierre Gapihan, Paris, 2000
• Centre Culturel de la ville de Busan, Busan, Corée du Sud, 2000
• Centre Culturel français, Busan, Corée du Sud, 2000
• Théâtre du Vésinet, Le Vésinet, France, 1999
• Galerie Hyundai, Ulsan, Corée du Sud, 1999
• Galerie Debec Plaza, Taegu, Corée du Sud, 1999
• Galerie Daewoo, Masan, Corée du Sud, 1999
• Galerie Impressions, Paris, France, 1998
• Galerie Il-Min, Séoul, Corée du Sud, 1997
COLLECTIVES

• Galerie im Haus Dacheröden, Erfurt, Allemagne, 2012
• Galerie Capazza, Nançay, 2012
• Espace Culturel Bertin Poiré, Paris, 2011
• Galerie Capazza, Nançay, 2011
• Galerie Capazza, Nançay, 2010
• Galerie Capazza, Nançay, 2009
• Galerie Capazza, Nançay, 2008
• Galerie Capazza, Nançay, 2007
• Atelier Jean-Pierre Gapihan, Paris, 2004
• « Lille couleur Corée » Agence Voix du Nord, Lille, 2004
• Semaine Internationale de Musique, de Poésie et d’Art, Paris, 1999
• The New School of Social Research, New York, 1996
• "CORPS DE FEMME" à l’Institut Lancôme, Paris, 1993
• "CORPS DE FEMME" à l’Hôtel de Crillon, Paris, 1993



PUBLICATIONS

BUSAN, VILLE OUVERTE
Livre de photographie sur la ville de Busan, Corée du Sud, 144 pages, Editions : 1997, 2002, 2004.

EAU, BOIS ET ESPACE
Livre d’artiste, série limitée à 400 exemplaires.



PRIX

Finaliste du Trophée Lancôme de la Photographie, Paris, 1993.

Galerie

SIGNES D'ARBRES

Démarche de JUMI BAE pour la série photographique SIGNES D'ARBRES Intro SIGNES D'ARBRES - Jumi BAE

CALLIGRAPHIE



SOLITUDE PEUPLÉE



INTUITIONS OBSCURES



INDICES



ORÉES

Démarche de JUMI BAE pour la série photographique ORÉES Intro JUMI BAE ORÉES 2003

Presse

ARTICLES

2011_03_05 : Tenri p1 Jumi Bae article Tenri

2011_03_05 : Tenri p2 Jumi Bae article Tenri

2008_03_29 : NR Jumi Bae article NR

2006_06_22 : Berry Republicain Jumi Bae article Berry Republican

2006_06_17 : p1 Jumi Bae article 2006_06_17

2006_06_17 : p2 Jumi Bae article 2006_06_17

2004_03 : Lille Couleur Corée Jumi Bae article Lille Couleur Corée

2000_05 : Centre Culturel Français de Busan Jumi bae article Centre-Culturel-Français-de-Busan

2000_04_22 : Busan Daily Jumi Bae article Busan-Daily

1998_12_13 : Dong-A Ilbo Jumi Bae article Dong-A-Ilbo

1998_01 : Yo-Sung Dong-A p1 Jumi Bae article Yo-Sung-Dong-A

1998_01 : Yo-Sung Dong-A p2 Jumi Bae article Yo-Sung-Dong-A

1998_01 : Yo-Sung Dong-A p3 Jumi Bae article Yo_Sung_Dong_A

1997_11 : Hansori Jumi Bae article Hansori

1997_06_21 : Busan Daily Jumi Bae article Busan-Daily

1997_06_04 : Yang-Nam Ilbo Jumi Bae article Yang-Nam-Ilbo

1997_05_27 : Josun Ilbo Jumi Bae article Josun-Ilbo

1997_05_27 : Dong-A Ilbo Jumi Bae article Dong-A-Ilbo

1997_05_27 : Culture & Arts Jumi Bae article Culture-&-Arts

1997_05_27 : Busan International Shin-Moon Jumi Bae article Busan-International-Shin-Moon

1997_05_27 : Busan Daily Jumi bae Busan-Daily

1997_05_26 Jumi Bae article 1997_05_26


CRITIQUES

Expo de Séoul 1997, Moine Kwan-Jo - intro Jumi bae critique expo Séoul

Expo TENRI - introduction Jumi Bae critique expo Tenri

Interview de Jumi Bae par ESCALE MAGAZINE

Interview de Jumi Bae par FLUCTUAT Jumi Bae Interview Fluctuat

Jumi Bae par Alice Friedel - introduction Jumi Bae Interview par Friedel

Rives et forêts 2000 Jumi Bae Critique Rives et Fôrets

Texte d'introduction à la séance de dédicace l'Asie "MAJEURE" à la galerie Capazza Jumi Bae Intro Asie Majeure


POÈMES

De PHILIPPE DEGENNE sur la série photographique "SIGNES D'ARBRES"

CALLIGRAPHIE

1 langue de fissures :
dans l'air je vois une page,
dans l'air je vois un mur
strié de lézardes.
signes d'arbres:
sur le mur, je vois l'air,
sur le mur, je vois une page
couverte de branchages...
dans la fissure je vois un arbre
et dans l'arbre une fissure...
dans chaque fissure
un cri gravé.


3 lente
comme hésitante
la voix
liquide de sève
s'écoule
et décide
de l'intonation étrange
secrète
d'une langue
sculptée
et peu à peu vivante...


5 branche-fissure
fissure-branche
fissure-fleuve au lit aride
branche-rivière où affluent des méandres,
commissure de lèvres closes,
traces noires
ombre végétale où niche l'encre
empreintes des saisons
éclats des froids et des grandes chaleurs,
le mur se déchire:
dans ses lambeaux un arbre se dessine,
je l'écoute ouvrir la pierre
et s'enraciner dans le silence...


7 griffures murales
fresques de voix
comme la ville fantôme
drapée de brume
la forêt recèle une rumeur diffuse
incertaine et confuse:
seul le regard isole en elle une parole...
parole qui se donne
et se danse
avec des bras noueux
inscrits au ciel.


9 la parole de l'arbre plante en moi ses racines,
je la reçois à cœur ouvert
et elle se répand se dédouble s'élargit évolue
comme un tronc
un fleuve
une ride neuve
une crevasse dans ma chair qui s'ouvre
et dans ma voix qui se déforme
à mesure
qu'elle entend
ces langages qui me façonnent.
les signes du dehors
me chahutent au dedans:
je suis ce que je perçois.


11 l'écriture rupestre de l'arbre
entaille l'espace
et y dépose
sa voix graphique.
calligraphie fragile de brindilles
et de branches
vacillante et nue
comme un alphabet intime
privé de camouflage...
2 le corps de l'arbre est devenu parole,
à l'intérieur
au dedans
le réseau de ses veines
devient un cordage vocal:
chorégraphe de l'immobile
ou du mouvement imperceptible...


4 murmure de griffures d'encre
chant d'une ride
calligramme d'usure
parole d'érosion
arabesque en croissance
mouvance imperceptible d'une voix
avancée lente d'une ligne
qui déchire la chambre
sans plafond
où s'aventure le ciel
et la forme audible de l'arbre...


6 l'air pèse les mots de l'arbre
le vent les traduit
en passant dans la forêt de ruines,
vestige d'une langue de sève
en suspend
bâillonnée longtemps par l'hiver.


8 voix de veines
qui dicte
le geste de son expression lisible
en modelant le support
impalpable...
la branche
encre végétale
minérale
la fissure
s'empare
de l'espace-page
et s'imprime
dans l'œil.
impact intelligible griffant la rétine:
j'entends son murmure dans mon regard,
avec mes doigts sur l'écorce rugueuse,
avec mes doigts dans le mur coupant,
je le caresse
et il s'implante en moi
comme une cicatrice;
faille sur la peau,
j'entends son murmure devenir cri dans mon regard.


10 comme un vieux mur livre la parole de la demeure
l'empreinte de l'arbre
sur la cloison impalpable du jour
témoigne de la présence enfouie de sa voix...
lignes végétales
page aérienne
signes noirs en suspend
sculpture autonome et vivante
expression non délibérée
instinctive et aléatoire
d'une âme qui dicte sous l'écorce
une parole palpable
aveux d'existence:
l'arbre est mot
l'arbre est phrase
l'arbre est recueil
à peine entrouvert
à peine lu...
parfois seulement
à cœur ouvert
et alors dans le corps
le corps de l'arbre est devenu parole...


12 l'arbre apparaît dans les méandres de la pierre
comme la fissure
il injecte sa voix
dans la course sinueuse de son écriture...
inédite et libre
je la déchiffre en braille
sans rien connaître de ce code
vivant
et je sens




SOLITUDE PEUPLÉE

1 ombre d'arbre sur le vieux mur
fissure solaire
furtive, changeante et passagère...
reflet végétal
empreinte minérale
indice projeté en silhouettes humaines
traces fixes et dansantes
aux contours flous
indéfinis
qui s'allongent
suivant l'angle
suivant l'heure
et le solstice...


3 enchevêtrement de danseurs
aux gestes morts emmêlés
qui célèbrent l'équinoxe de la résurrection...
alignés contre le mur
leurs langages se raturent
se recouvrent l'un l'autre:
chacun parle tout bas dans son recoin de lumière,
les voix s'accumulent
et deviennent
illisibles...


5 solitude peuplée d'ombre,
ombre peuplée de solitude
dans l'aube
la parole
longtemps retenue dans les entrailles
a surgit de terre comme un geyser
a poussé au ventre comme un arbre
et s'est répandue
dans l'air
sur le mur
sur l'étang
comme une fissure solaire.
regarde l'ombre de l'autre
regarde ce recoin noir qu'il traîne
déchiffre ce qui s'y projette
regarde la pénombre de l'autre
tu y verras ce qu'il a toujours tu
tu entendras son murmure le plus ténu
se révéler
dans une raie de lumière;
fais le alors se retourner
et regarder son empreinte...


2 dans l'ombre
je vois des multitudes éphémères
isolées
des multitudes
séparées
des multitudes
enfin intelligibles...
mouvement figé par la lumière
comme le prolongement d'une âme
invisible
blottie derrière le tronc
et qui jaillit lentement,
à mesure qu'avance le jour,
d'un corps en perpétuelle croissance...


4 les ombres
presque identiques
répètent à contre-temps
à contre-jour,
et toutes ensemble décalées,
la même litanie maintenant de silence,
la même abondance de solitude,
la même parole d'alarme
noyée dans le tumulte
des autres mots d'alarme
et d'urgence.
mais enfin réunis
la rumeur
les murmures
se métamorphosent
en cris
révélés et traduits
par les rayons d'une étoile...


6 les ombres sur les murs
sont des fenêtres ouvertes
d'où s'échappent des aveux
terrés au dedans.
je marche dans une ville
où le tumulte vert,
inscrit en graffiti fragile,
impalpable,
fin comme un jeu de miroir et de reflet,
illustre les mots retenus
derrière ce mur
où s'inscrivent parfois des ombres
explicites et salutaires...




INDICES

1 empreinte
vestige d'un passage
témoignage d'une existence
et d'une voix
écroulée.
en ruines
elle se consume
et s'immole
loin du lieu de sa naissance,
loin de cette terre qui l'a dictée...
dans le fracas de son dernier mot
le silence s'est fait
et la prolonge...
l'acier a tranché l'écorce
où des serments se gravaient
avec le creux de la main,
il reste une trace,
un signe recouverts de rides,
une preuve d'une parole coupée,
interrompue...
arbre,
on a coupé ta parole,
ton élan vertical et sonore,
demeure le timbre de ta voix
inscrit à même la terre
demeurent les racines terrestres de ta langue
qui se prolongent comme une traîne
accrochée sous mon regard...


3 vestige d'une voix
inscrit au sol:
la souche porte encore
des veines
où s'inscrivent
des années de silence...
demeure une absence visible
la brisure d'une corde
qui teintait le vent
d'accents de sève:
sans l'arbre c'est le vent tout entier qui est muet.
2 la voix se déroule
lecture verticale
accent de lumière
jeux d'ombre
de reflets
mise à nue
une voix se brouille
en révèle une autre
qui se superpose
et éclate
en plein soleil...
deux voix mêlées
l'une est forte
et ne sert
qu'à révéler l'autre,
la faible,
la ténue,
l'autrement invisible.
voix support d'une autre parole
qui se greffe
sur ses cordes vocales
rugueuses
tout se fait en secret
en plein jour:
discerne dans le flots de mes paroles
le filet mince de ma voix qui est mon ombre
véritable, fidèle et furtive...


















INTUITIONS OBSCURES

1 un voile d'eau se pose sur ma voix
la déforme
et la brouille,
il te parvient des paroles faussées
juste un écho
rien de pur
jamais un premier jet
juste un rebond
juste un reflet de ma voix
qui se retourne
comme un arbre à l'envers
qui pousse à la recherche de ses racines...
intuitivement ma voix
se dirige vers le silence
(lieu caché de son essence)
pour y puiser la vigueur
qui fera d'elle
un signe d'encre
une fissure
sur le papier
au timbre enfin sincère,
presque un portrait fidèle
tracé dans l'ombre
et en retrait,
comme en marge des choses audibles...


3 regarde moi
ma voix s'inscrit
dans l'eau
aucun son ne la révèle
juste sa mouvance...
le geste instinctif de mon corps
la tournure involontaire de mon visage
le lapsus de mes rides
me dit,
me démasque
me défigure...
le reste n'est qu'apparat
le reste
les mots
les sons
les cris
ne sont
que des parasites qui rongent l'image
de moi qui te parvient
indicible...
2 reflet d'arbre
calligraphie inversée
l'eau-silence en modifie la trace
l'eau-support en change le sens
et le timbre...
comme des branches d'arbres
les lignes autonomes écrites au coin de mes yeux
en disent plus long
que mes plus longs aveux...
ma voix a un goût truqué
un son imparfait:
tu entends une fausse image
une supercherie
ce langage intime
demeure
ramifié dans le fond de ma gorge
comme une forêt entière
de non-dit,
de mots retenus;
paroles d'arbres masquées par leurs propres feuillages...
Contact


JUMI BAE


_Tél

06 76 05 46 40


_Mail

jumibae@gmail.com


_Ad

20 rue Barbette
75 003 PARIS
France